dimanche 9 novembre 2008

Les Lahu



Les Lahu sont près de 460.000 en chine. Ils vivent dans les montagnes entre le Mékong et la Salouen, dans un district autonome. On les trouve également dans la région Simao, dans le Xishuangbanna et jusqu’à Yua njiang sur le fleuve rouge.

Au XVIIIème siècle, les Lahu s’illustrèrent comme rebelles à la dynastie Mandchoue qui brisa cependant leur résistance à la fin du XIXème siècle.

Leur passion pour la chasse maintient les Lahu en altitude à proximités des fôrets primaires et secondaires où se sont réfugiés la plupart des gibiers.

Trois tribus Lahu vivent en chine : les Lahu noirs (Lahu Na), les Lahu jaunes (Lahu Xi) et les Lahu blancs (Lahu Pu).

La société Lahu ne possède ni clan, ni lignage. La communauté villageoise est dirigée par un chef et d’un prêtre. La maisonnée comprend plusieurs générations (grands parents, parents, enfants, petits enfants) et le mariage et le divorce sont choisis librement. Le chef de chaque maisonnée st l’homme le plus âgé.

Les Lahu brûlent leurs morts et vouent un culte important à G’ui Sha, créateur de l’univers. Le 3ème jour du 1er mois, les Lahu honorent la mémoire de l’ancêtre Kala, qui inventa la culture du maïs, du sorgho et de l’orge.

Les hommes portent un turban noir et une veste fermée sans col et des pantalons larges.

Les femmes des Lahu jaunes portent un turban ou une coiffe en toile noire qui se termine en riche broderies, une courte veste sans col cintrée et fermée et une longue jupe ornée de bandes rouges.

Les femmes des Lahu noirs portent un turban ou une coiffe noire et une longue tunique fendue des deux côtés.
Enfin les femmes des Lahu blanc tirent leur chignon à l’arrière de la tête, portent des vestes blanches.

Toutes les femmes Lahu portent, en fonction de leur richesse des bijoux en argent.

samedi 11 octobre 2008

Les Maonan


On compte plus de 110.000 Maonan répartis entre le nord du Guangxi et le sud du Guizou, dans la sous-préfecture autonome de Huanjiang. Les Maonan se nomment eux-mêmes Ta Nan ou Aï Nan. Maonan désigne ef fait depuis le XIIème siècle le lieu où ils habitent.

Les Maonan s’identifient aisaiment grâce à leur magnifique coiffe traditionnelle (voir photo).

Les Maonan sont monogames, sans dédaigner pour autant le concubinage. Le mariage est autorisé principalement à l’intèrieur du clan et le mariage avec les autres ethnies est rare, à l’exception des zhuang voisins avec qui ils sont très proches.

Au 5ème mois lunaire, les Maonan célèbrent la fête du sanctuaire du seigneur des trois mondes, au cours de laquelle Shznnong est honoré pour avoir jeté sur terre les cinq céréales.

Les rites mortuaires Maonan sont très singuliers. Rassemblés devant la porte du défunt, ses enfants , vêtus de blanc, la figure passée au fond de marmite, lui annoncent leur malheur, à genoux. Un cortège se forme alors avec le fils ainé du défunt qui porte sa tablette. Des rituels taoïstes et bouddhistes précèdent alors de grandes et très impressionnantes cérémonies avec costumes et masques nuo.

dimanche 1 juin 2008

Le Xixuangbanna dans le Yunnan, terre des Dai


Le Xixuangbanna se trouve à l’extrême sud du Yunnan et est frontalier du Laos et de la Birmanie. C’est la région la plus tropicale de la Chine.

La végétation est luxuriante et la terre très fertile. On y trouve des palmiers, des épices, de la canne à sucre, du riz, du thé, du maïs. Plus de 5000 espèces végétales sont ainsi présentent dans cette région.

On peut observer dans le parc naturel des variétés rares de papillons, des boeufs sauvages, des singes gibbons, des paons verts, des calaos casqués et de magnifiques éléphants blancs.

Mais le vrai charme du Xishuangbanna vient des minorités ethniques qui habitent la région. On découvre à travers de la végétation des villages de la minorité Dai, cousin des thaïlandais. Le Xishuangbanna est d’ailleurs une préfecture autonome de cette ethnie. On y trouve également des minorités Yi, Hani, Lahu, Bulang, Jinuo et Yao.

C’est un spectacle exotique hors du commun qui s’offre ainsi au voyageur : peuples fascinants à la culture riche et millénaire, paysages magnifiques et animaux rares.

jeudi 1 mai 2008

Les MONBA



Les Monba sont un groupe éthnique d’origine tibétaine d’une population de moins de 10 000 personnes dans le comté de Cuona dans la région autonome du Tibet, où ils sont appelés Menba.
Les Monba sont connus pour leurs sculptures sur bois, leurs peintures Thangka, leurs fabrications et tissages de tapis. Ils fabriquent du papier à partir de la pulpe de l’arbre Sukso de leur région.

L’habit traditionnel des Monba est similaire du Chugba tibétain, bien que leurs manteaux et pantalons en laine puissent être usés. Les hommes portent un chapeau de feutre avec des franges ou des pompons. Les femmes portent une veste et une chemise sans manches, entourant leur reins avec une longue pièce étroite de tissu. Les bijoux comprennent des bagues en argent, des boucles d’oreilles en bambou plat, avec des perles rouges ou turquoises. On peut voir des gens portant des chapeaux avec un seule plume de faisan.

En raison du climat froid de l’Himalaya, les Monba, comme la plupart des tribus bouddhistes, construisent leur maison en pierre et en planches de bois, avec fréquemment des portes et des fenêtres en bois sculpté. Le toit est fait d’un matage en bambou qui permet de garder la chaleur durant l’hiver. Une plateforme pour s’asseoir ainsi qu’un âtre sont fréquents.

Les Monba pratiquent l’élevage des yacks, des vaches, des cochons, et des volailles. Les Monba font également de la culture en terrasse. Leurs cultures principales sont le riz , le maïs, le blé, la citrouille, les haricots, le tabac et le coton.

mardi 1 avril 2008

Les NU



Le peuple Nu regroupe une population de 30 000 individus divisés en groupes du nord, du centre et du sud. Leur territoire est une région de hautes montagnes et de vallées profondes traversées par les rivières Lancang, Dulong et Nujiang. Ils tirent leur nom de cette dernière rivière. Les Nu vivent principalement dans la province du Yunnan, dans les comtés de Gongshan, Fugong, Laping et Bijiang qui forment la préfecture autonome Lisu de Nujiang, aux côtés des ethnies Lisu, Derung, Tibetaine, Naxi, Bai et Han. On en trouve aussi dans le comté de Weixi dans la préfecture autonome Tibetaine de Diqing dans la provinve du Yunnan. Les femmes portent en général des tuniques à manches, de lin ou de coton, qui se boutonnent sur le côté gauche, par dessus de longue jupes. Les jeunes filles portent un tablier sur leur tunique. Elles aiment porter des colliers de perles plastiques colorées. Certaines portent des bijoux de tête ou de poitrine avec des chapelets de corail, d'agate, de coquilles et de pièces d'argent. Elle portent de grosses boucles d'oreille en cuivre qui tombent sur leurs épaules. Les hommes portent des tuniques de lin à manches et des shorts ; souvent ils ont un pendentif de corail à l'oreille gauche et portent une machette à la taille. Quand ils sortent, ils portent fréquemment des machettes, des arcs, un carquois de flèches en feutre, ce qui les rend chevaleresques et héroïques. Ils portent aussi des turbans noirs qui enveloppent la tête bien qu'ils aient les cheveux courts.


Les Nu construisent leurs maisons soit en bambou soit avec des planches. Leurs maisons comprennent deux étages, le rez de chaussée étant une grange où vivent les animaux et où est stocké le fourrage, tandis que le premier étage sert d'espace d'habitation. Les pièces intérieures servent de chambre et de pièces de rangement, les pièces extérieures comprennent la cuisine et la salle commune où sont reçus les invités. Les Nu sont essentiellement des agriculteurs. Ils utilisent des outils agricoles en bois et en bambou. Leurs cultures principales comprennent le maïs, l'orge, la pomme de terre, l'igname et les haricots. La productivité est faible en raison des méthodes utilisées et de l'absence d'engrais. Comme complément à leur nourriture, les Nu chassent et pêchent.


Les Nu pratiquent le bouddhisme tibétain et un animisme tribal, proche de la nature. Récemment une petite minorité s'est convertie au christianisme. Le lamaïsme est particulièrement pratiqué par les Nu du nord. Le groupes du centre et du sud pratiquent plutôt l'animisme. Les Nu célèbrent principalement la fête tribale des fleurs, dans la zone de Gongshan de la province du Yunnan. Selon le calendrier chinois lunaire, la fête se situe le 15 mars et dure trois jours. La fête suit la légende de la rivière Nu qui débordait souvent dans le passé. Une fille Nu, qui s'appelait A-Rong, inspirée par une toile d'araignée, créa une espèce de pont de corde par lequel les gens pouvaient aisément traverser la rivière. Désirant la belle A-Rong, le chef de la tribu Hou essaya de la forcer à se marier avec lui. Cependant, A-Rong ne le voulait pas et s'échappa dans la montagne où elle se transforma en statue dans une cave. C'est pour l'honorer que les Nu célèbrent la Fête des fleurs le 15 mars chaque année. Pour la fête, les gens vont ramasser des bouquets d'azalées et en feront l'offrande à la fée de la cave. Après la cérémonie, les gens trinquent à la maison, et les personnes de tous ages s'habillent dans leur costume de cérémonie et portent des fleurs fraîchement coupées. Ils se rassemblent pour chanter, danser et se raconter des histoires. Des jeux de ballons cousins proches du football, des compétitions à l'arc font partie des cérémonies.

samedi 8 mars 2008

Tous nos sites et blogs asiatiques

Vous êtes de nombreux passionnés d’asie a nous demander la liste complète de nos sites et blogs, la voici :

http://www.ruyi-france.com
http://culture-chine.blogspot.com
http://yunnan-chine.blogspot.com
http://geisha-gheishas.blogspot.com/
http://yakusa-yakusas.blogspot.com/
http://samourai-ronin.blogspot.com/
http://boutiques-asiatiques.blogspot.com/
http://ninja-ninjas.blogspot.com/
http://shopping-asiatique.blogspot.com
http://papier-decoupe.blogspot.com/
http://film-asiatique.blogspot.com/
http://livres-asiatiques.blogspot.com/
http://bd-asiatiques.blogspot.com/
http://jdr-asiatiques.blogspot.com/
http://eventails.blogspot.com/
http://peignes.blogspot.com/
http://batik-batiks.blogspot.com/

samedi 1 mars 2008

Les DONGXIANG


Les Dongxiang sont environ 375 000 et vivent surtout dans la préfecture autonome hui de Linxia, située au sud du fleuve Jaune et au sud-ouest de Lanzhou, capitale de la province du Gansu. D'autres habitent au Xinjiang. Les Dongxiang tirent leur nom de l'endroit où ils vivent : Dongxiang. Ce n'est qu'après la fondation de la République populaire que les Dongxiang furent reconnus comme une ethnie distincte; avant on les appelait les Hui Dongxiang ou les Mongols Hui.

Le langage des Dongxiang est, pour l'essentiel, semblable au Mongol. Il inclut certains mots empruntés au chinois. La plupart des Dongxiang parlent également chinois, qui est leur langue écrite. Certains d'entre eux peuvent utiliser l'alphabet arabe.

Les Dongxiang sont un peuple d'agriculteurs qui cultivent des pommes de terre, du blé, du maïs et des fèves et des cultures industrielles.

Les opinions des historiens sont divisées sur l'origine de la nationalité des Dongxiang. Selon certains, les Dongxiang seraient des descendants de troupes mongoles stationnées par Genghis Khan dans la région de Hezhou durant sa marche vers l'Ouest. D'autres disent qu'ils seraient un amalgame de plusieurs ethnies : hui, mongole, han, tibétaine.

Dès le XIIIe siècle, des unités de garnison mongoles étaient stationnées dans la région de Dongxiang. En temps de guerre, ces gens agissaient comme soldats et en temps de paix, ils cultivaient et élevaient des animaux. Ces soldats-éleveurs ont pris femme parmi les femmes locales et, au début, leurs descendants furent appelés ménages militaires qui devinrent par la suite des ménages civils. Au début des Ming (1368-1644), les dirigeants leur offrirent l'amnistie et les Dongxiang s'établirent en permanence dans la région.

Les Dongxiang sont des musulmans qui appartiennent à trois sectes : les Anciennes, les Nouvelles et les Émergentes. Au cours de l'histoire ces sectes ont souvent connu des luttes intestines mais, depuis 1958, elles vivent une situation d'unité.

Les Dongxiang possèdent de nombreuses chansons folkloriques que les locaux appellent "fleurs". Les gens les chantent pour exprimer leur espoir d'une vie meilleure. Il ont également un bon nombre de poèmes et de contes folkloriques.