L’école Dongzhong (littéralement traduit par «dans la grotte») est une école élémentaire d'un village Miao, situé dans la
province chinoise du Guizhou. La chose étrange à propos de cet établissement d'enseignement est qu'il est abrité dans une grotte géante, taillée dans une montagne au cours de milliers d'années, par le
vent, la pluie et les tremblements de
terre. Il y a une petite structure mis en place par les gens du pays, mais les enfants ont classes dans les parois froides de la grotte. Cette originalité est une exception dans la communauté Miao mais ne manque pas de charme je trouve.
Ce blog présente les ethnies de la Chine et plus particulièrement de la province du Yunnan. Nous vous invitons à découvrir l'artisanat, le mode de vie, les traditions et la culture des Miao, Dai, Zhuang, Tibétains, Ouïgours...et comment ils se sont adaptés au monde moderne.
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La Résistance des Miao contre les Han
Pour les Han, les Miao représentent l'archétype de la Résistance à la formation d'un état unique. Les empereurs mythiques à l'aube de l'histoire chinoise établirent la civilisation en combattant les Miao : l'Empereur Jaune, qui est à l'origine de l'agriculture sédentaire, vainquit le rebelle Chiyou, en qui l'ont voit déjà un Miao ; les 4ème et 5ème empereurs, Yao et Shun, guerroyèrent contre les tribus San Miao, qu'ils bannirent à l'Ouest du domaine civilisé. Finalement, Yu le Grand, fondateur de la dynastie des Xia, lança à nouveau contre eux une campagne d'extermination ; on dit que leurs survivants s'enfuirent vers le Sud.
Ceux qui émigrèrent au Sud du Yangzi se confondirent parmi les "Man et les Yi" et autres populations "barbares", dans l'Ouest du Hunan, pour ne réapparaître dans les chroniques locales que sous les Yuan, 30 siècles plus tard. Le Guizhou, colonisé tardivement, fut sans doute pendant longtemps le sanctuaire de leur culture, ce qui explique leur nombre et leur diversité sans égale dans cette province.
Tandis que s'éteignaient dans les provinces du Sud, les dernières poches de résistance légitimistes Ming, les populations Miao du Guizhou et du Hunan ne tardèrent pas à réagir à la politique d'administration directe mise en oeuvre par les Qing, laquelle s'accompagnait d'ailleurs d'un effort civilisateur sans précédent, avec l'ouverture d'écoles pour les Miao et l'accès aux examens permettant à ceux-ci d'embrasser la carrière mandarinale. Immédiatement mise à profit par des colons aventureux, des usuriers et des administrateurs sans scrupules pour déposseder les Miao de leurs meilleures terres.
Cette politique d'ouverture se heurta rapidement à la résistance des Miao. De 1662 à 1735, plus d'une vingtaine de révoltes déclenchèrent une première campagne de pacification (1727-1730) préfiguratrice des grandes rebellions qui, de 1736 à 1972, sous Qianlong, sous Jiaqing et sous Tongzhi, embrasèrent les Hmu de Guizhou oriental, les Qoxiong de l'Ouest du Hunan et les Hmong du Guizhou central et occidental. Les répressions de ces soulèvements firent près de deux millions de morts chez les Miao.
D'ampleur diverse, tous ces mouvements se distinguaient néanmoins par leur caractère messianique : l'annonce de l'avènement d'un Roi Miao qui sauverait ce peuple de l'emprise toujours plus forte de l'Etat Han en la personne de ses collecteurs d'impôts et de ses soldats. Cela explique leur rapprochement avec les sectes mystiques han : tout naturellement ils s'allièrent aux rebelles de la secte du Lotus blanc (entre 1796 et 1820), et, en 1859, ils appuyèrent les troupes Taiping de Shi Dakai dans la traversée du Hunan et de Guizhou en direction du Sichuan. Quelques 72 ans plus tard, ils accueillirent de même les troupes de la Longue Marche.
La course des bateaux-dragons chez les Miao
Les joutes nautiques placées sous le signe du dragon sont célébrées à travers tout l'antique pays des Yue, en Chine du Sud. Elles ont lieu le 24ème jour du 5ème mois lunaire, entre la fin de la saison sèche et le début de la saison des pluies, et ont pour origine l'invocation de l'eau, dont le dragon, habitant des fleuves et des nuées est le maître. Les bateaux concurrents, propulsés par des rameurs, sont encouragés par les clameurs de la foule, le roulement des tambours et le tintamarre des gongs. Ces instruments, dont le son évoque le grondement du tonnerre, annonciateur des pluies d'orage, sont le souvenir du sens premier de ces festivités.
En pays miao, une légende raconte l'origine de ces bateaux. En ce temps-là, le vieux Bao vivait avec son fils Jiu Bao. Un jour que celui-ci pêchait sur un étang, un dragon jaillit de l'eau et s'empara de lui. Bao, plongeant au secours de son fils, découvrit le dragon endormi, la tête posée sur le corps de Jiu Bao. Fou de colère, il s'arma d'un poignard et d'un gourdin, et, après neuf jours de combat, découpa le dragon en trois morceaux, récupéra son fils et mit le feu à l'antre du monstre. Mais le dragon occis s'en vint tourmenter Bao en rêve chaque nuit. N'y tenant plus, l'homme le conjura de lui donner le remède qui l'apaiserait. Le dragon lui confia qu'il suffisait de tailler un bateau d'après sa forme, sa tête en guise de proue, sa queue en guise de poupe, pour que de nouveau il puisse aller sur les eaux.
Les Miao
Avec plus de 7.000.000 d'Habitants, c'est une des plus importantes ethnies minoritaires de la Chine du Sud-Ouest. Les Miao sont principalement répartis dans les provinces du Guizhou, Yunnan, Hunan et Sichuan, ainsi que dans la région autonome zhuang du Guangxi; un petit nombre d’entre eux vivent sur l'île de Hainan, ainsi que dans la province du Guangdong et dans la province du Hubei en Chine du Sud-Ouest.les ressources de bois de construction sont abondantes dans la plupart des régions de Miao, des maisons sont habituellement construites du bois, et couvertes d'écorce ou de tuiles de sapin ou sont couvertes de chaume.
Le Miao maitrisent une variété d'arts colorés dont la broderie, le tissage, le batik, et le papier-découpé. Leur technique de confection de batik remonte à 1.000 ans.
Les Miao sont animistes. Dans le passé, certains de leurs rituels étaient très chers. Dans le Hunan occidental et le Guizhou du nord-est, par exemple, les prières pour des enfants ou pour le traitement d'une maladie étaient accompagnés de l'abattage de deux boeufs développés comme sacrifices. Des festins étaient alors tenus pour tous les parents pendant trois à cinq jours.
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